Etre professionnel de l'organisation, un métier qui en cache plusieurs

Vous êtes entrepreneur ? Que diriez-vous de vous poser et de faire le bilan ? Les grands changements tels que la nouvelle année ou la rentrée sont de bonnes occasions pour faire le point sur la direction à prendre avec son entreprise. Vous vous êtes d’ailleurs certainement déjà plié à cet exercice un jour.
Pour vous aider, nous avons déjà vu dans l’article de Marion qu’être PO, c’est aussi être entrepreneur, car en étant à son compte, on doit nécessairement être multi-casquettes (je vous invite vivement à lire cet article si ce n’est pas déjà fait).

On le sait bien, nous avons tou.te.s fait ce choix pour porter une vision, une stratégie, un projet auprès de notre cible. Mais le métier de PO ne saurait se résumer à aider sa clientèle à s’organiser.

La donnée qui fait réfléchir

On facture seulement 30 à 40% de son temps

Oui oui vous avez bien lu !

Bien sûr, être entrepreneur c’est être au contact de ses clients et dans notre cas, leur vendre des prestations. Mais pour arriver à cette étape, il est important de ne pas négliger les autres aspects de l’entreprenariat.

Alors entreprendre, c’est quoi au juste ?

Entreprendre est, surtout et d’abord, une vision globale. C’est apprendre à se connaître, à relever des défis, à se remettre en question, à avancer, à apprendre, savoir être indépendant et partager aussi !

Néanmoins, nous sommes des versions « miniatures » des grandes entreprises. C’est donc avoir un ensemble de casquettes en une seule personne, VOUS.

Prenez l’exemple d’une entreprise lambda ou de votre dernier employeur, si l’exercice est plus facile ainsi. Les services que l’on retrouve le plus souvent sont :

·        La direction

·        Les finances et les achats

·        Le service commercial et marketing

·        Les ressources humaines et le service juridique

·        La logistique et le transport

·        La production – soit pour nous le terrain, le fait d’être chez les clients

Si on développe un peu plus, on peut avoir le schéma suivant :


En se basant sur ce schéma, nous devons donc jongler avec 7 casquettes. Certaines sont naturelles pour la plupart d’entre nous. Personne n’envisage de réussir sa « petite entreprise » sans avoir de clients (casquette production), mais vous glissez-vous quelques fois dans la blouse de contrôleur qualité ?
La création aussi ne pose pas de problème. Mais la logistique ? Avez-vous envisagé d’améliorer vos process de ce côté-là ?

Et bien sûr en cette rentrée (à la publication de cet article), avez-vous pris le temps d’enfiler votre casquette de pilote et de gestionnaire ? Avez-vous travaillé votre stratégie à long terme ?


La solution parfaite ?

Certains pourraient baisser les bras à la lecture de cet article. N’en faites rien et rassurez-vous : nous avons tous commencé de zéro ou presque, et nous avons tous du apprendre à être entrepreneur.

La première idée à garder en tête :
Personne ne vous demande d’exceller dans tous ces domaines.

Les compétences s’acquièrent avec de la pratique et du temps. Vous êtes un expert dans votre cœur de métier, d’autres peuvent l’être pour vous dans les autres domaines.

Seconde idée : de la même façon qu’un grand groupe pourra racheter une petite entreprise pour acquérir ses compétences, vous pouvez chercher ailleurs ce qu’il vous manque. Pensez à la formation mais aussi l’externalisation, la délégation, etc. que ce soit de la prise d’informations (closing) à la gestion des réseaux sociaux,… La démocratisation de l’entreprenariat individuel a fait naitre une multitude de spécialistes… comme nous !

Tout ne sera qu’une question de choix et de priorité… pour vous !

 

Vous l’aurez compris, notre but n’est pas de vous terrifier à l’idée de vous lancer dans l’entreprenariat. A la FFPO, nous sommes convaincus qu’un projet bien préparé est un projet réussi. Quand on anticipe au maximum les difficultés possibles dès le départ, et qu’on est bien conscient de la réalité du métier, on se sent finalement plus serein dans le lancement de cette belle aventure. 




Rédigé par Anne-Gaelle, VP France.